02 juillet 2008
Hong Kong
Avant d'arriver sur Hong kong, nous avons décidé de prendre si possible l'avion pour Paris le plus tôt possible. Nous demandons donc à la compagnie de nous mettre sur liste d'attente sans trop y compter. En effet passer deux jours à Hong kong ne nous emballe plus tellement.
A notre grande surprise, l'hôtesse nous dit d'embarquer ! On ce retrouve donc assis dans notre Boeing, avec Paris comme destination !!!
On ne sait plus ce qu'il nous arrive, nous sommes encore bel et bien LOST IN TRANSLATION !!!!!
26 juin 2008
Bali
Nous passons notre dernière semaine de voyage sur la plus connue des îles indonésienne: Bali.
Après une nuit à Kuta, destinations prisée des surfeurs australiens, nous filons à Ubud. Après de long transports un peu compliqués( pour faire des économie), nous arrivons dans ce charmant village.Nous sommes un peu surpris par le coté « touristique » des lieux. En effet il y plein de boutiques super chers, pour nous, cons d'occidentaux. Ubud est le super grossiste de tout l'artisanat indonésien du monde. Lorsque l'on voit les prix pratiqués ici et ceux dans nos boutiques de France, la différence est hallucinante. Ubud est un village dans les terre de Bali. Il est entourés de rizières, ce qui nous à permis de superbes ballades. La rencontre avec les Balinais est toujours sympatique.Nous en rencontrons plusieurs en train de travailler, et il s'arrête volontiers pour une petite discute avec nous.
Nous sommes allé voir un spectacle de danse et de chant, typique à Bali. Anthony, qui y allais sans grande conviction, fut fasciner par la beauté des danses. Nous nous sommes laissé prendre par ce conte telle la transe vous emporte en dansant !
Les ballades en moto sur Bali resterons un bon souvenir aussi. Ormis la confrontation direct avec la corruption! En effet, lors d'un contrôle, nous avions oublier nos permis de conduire. Le flic saute alors direct sur l'occasion pour nous réclamer de l'argent.... sinon, selon lui, on risque très gros !!
L'enfoiré!
Cette semaine s'écoule donc tranquillement sous le signe de la nostalgie de cette fin de voyage, et l'excitation de notre retour. Nous imaginons chaque retrouvaille le sourire au lèvres.
Bon voilà, les sacs sont chargés de souvenirs, le coeur un peu lourd, lost in translation, nous prenons la direction de l'aéroport, direction Hong kong !
19 juin 2008
Kadidiri
Après ces trois jours de transport, nous posons enfin nos sacs au PARADIS!!!! Nous avons au choix: le resort ou la pension complète avec une adorable famille. Le choix est vite fait, nous passerons dix jours avec Aka, sa femme et ses deux enfants. Aka qui est issu du village Badjo voisin est venu s'installer ici avec sa famille pour accueillir les robinsons en quête de déconnexion. Le mot « accueillir » n'est vraiment pas usurpé. Le bien être de ses hôtes semble être sa principale préoccupation. Il nous confectionne de magnifiques bijoux avec les coquillages qu'il pêche, nous emmène sur son bateau découvrir les fonds marins, pêcher, sa femme elle nous cuisine les délicieux poissons.
Anthony est aux anges, tous les soirs, il part pêcher avec Aka au moment du coucher du soleil. La technique est des plus simples: un fil bien costaud enroulé autour d'une bobine en bois, en guise de leurre, un bon hameçon entouré de fil bleu. Les barracudas n'y résistent pas!! C'est la première fois qu'il pêche autant de poisson, ça change des heures qu'il y passait à Poitiers sans jamais rien prendre. Elodie, apprécie aussi ce moment sur le bateau pour dire au revoir au soleil. Des dauphins sont parfois de la partie, encore de grand moments....
Le snorkelingsnorkeling occupe une place importante dans nos journées, ça va de la petite nage devant chez nous aux expéditions sur les récifs coralliens. Le spectacle est grandiose, les photos sauront peut-être mieux témoigner que nos mots de la beauté des fonds marins du coin.
Notre départ sera difficile, nous nous sommes beaucoup attaché à cette famille qui donne sans compter, avec qui nous avons passé des moments inoubliables. Ce départ nous rapproche aussi de la fin de cette année de voyage, un climat de nostalgie accompagne nos dernières heures à Kadidiri.
vidéo Togians
Togian
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video Togians 2
Togian 2
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10 juin 2008
En route pour les Togian
Le plus long voyage de l'année nous attend. En effet, il va nous falloir 3 jours pour rejoindre ces îles du bout du monde. Ça a commencé par 14 heures de bus. Normalement ce trajet se fait en 12 heures mais nos deux pannes ont un peu rallonge tout ça. Il est d'ailleurs vraiment impressionnant de voir comment ils se débrouillent dans n'importe quelle circonstance pour réparer et reprendre la route. La première panne concernait l'arbre de transmission, un peu de démontage, quelques coups de marteau et on était repartis. Après quelques heures, rebelotte, on s'arrête au bord de la route. Cette fois par contre rien aux alentours, nous avons le choix entre rester dans le bus où la chaleur s'accumule et s'asseoir au bord de la route en plein soleil dans les herbes qui se collent à nos vêtements, parmi les fourmis. Nous attendons 1H30, le temps de changer une courroie et de demander à tous les véhicules qui passent une clé pour serrer un boulon. Le voyage n'est pas des plus agréables, même si nous traversons des paysages fantastiques. Partout autour de nous, les gens vomissent à cause des nombreux virages, le bus est un vrai fumoir, l'odeur de kretek (cigarette indonésienne au clou de girofle) est omniprésente. Deden n'a pas de place pour ses jambes. Et à la chaleur insupportable dès que le bus s'arrête, s'ajoute la musique à fond qui nous perce les tympans (vraiment, on n'exagère pas). Arrivés à Tentena vers 23H00, on nous lâche en pleine pampa. Heureusement, un groupe de jeunes sort à ce moment. On leur demande où se trouve l'hôtel le plus proche, ils nous annoncent
Le lendemain sera beaucoup moins désagréable, deux fourgonnettes nous conduiront jusqu'à Ampana. Nous longeons la côte quelques heures et découvrons de nombreux villages de pêcheurs, des images de Thalassa nous reviennent. Encore un nouveau dépaysement, c'est si bon!!!
Notre dernière journée de transport se fera en bateau. Nous devons faire environ 4H00 pour arriver sur une des îles Togians. De là nous prendrons un petit bateau pour Kadidiri, notre paradis que l'on commence à attendre avec impatience. Nous arrivons un peu en retard dans le bateau (tout ça pour que Deden puisse aller voir les résultats d'un match de la coupe d'Europe). Du coup, plus aucune place pour s'installer sur les matelas. Un monsieur voyant notre embara, nous propose de nous installer dans sa cabine, nous acceptons tout de suite car la houle se fait déjà sentir dans nos estomacs. Même si les odeurs d'essence se mêlent aux mauvaises odeurs des lits, nous sommes bien contents de passer ces moments barbouillés allongés. Lorsque nous payons notre ticket, nous sommes contents de voir que le tarif est le même que si nous n'étions pas en cabine. Sauf qu'à la fin du trajet, nous devrons quand même régler ce petit luxe. Le cadre est vraiment beau, l'eau de la mer d'un bleu entre marine et turquoise que nous n'avions jamais vu avant, nous apercevons également des villages sur pilotis au bord des côtes.
09 juin 2008
Vidéo Tana Toraja 2 ème partie
Tana Toraja 2
envoyé par dodiededen
Vidéo Tana Toraja 1 ère partie
Tana Toraja 1
envoyé par dodiededen
La culture Toraja
Difficile de tout expliquer, tellement il y a à dire. Le pays toraja doit sa célébrité à sa culture unique d'origine animiste,qui se manifeste entre autre par de spectaculaires cérémonies funéraires et aussi par l'architecture (navale) des maisons et greniers à riz. Leur tradition orale a été transmise de génération en génération, elle est fondée sur la religion, le culte des ancêtres, et le respect de ceux d'avant. Pour un habitant du Pays Toraja, la mort n'est pas séparée de la vie. Depuis sa jeunesse, il s'occupe de ses funérailles en travaillant pour accumuler buffles et riz. Grâce à ces richesses, il pourra prendre place dans l'au delà parmi les ancêtres de sa caste, en y disposant du troupeau sacrifié immédiatement après sa mort, si il appartient à une caste élevée, toute la proche famille se réuni dans le Tongkonan, la maison traditionnelle, pour décider d'un premier sacrifice qui permet au mort d'avoir des provisions pour son voyage au Puya ( le paradis toraja). On le lave, on l'embaume. Il fait à présent parti de la maison où il continue à vivre comme un malade parmis les vivants, jusqu'à ce que les funérailles puissent être organisées. Réunir toute la famille jusqu'aux membres les plus éloignés peu prendre des mois ou des années .Les funérailles Torajas coûtent de petites fortunes. Les rites sont précis, étalés sur plusieurs jours. La fête commence par le sacrifice d'un cochon, puis d'un buffle non attaché. C'est à ce moment que le mort, dont le cadavre à été placé dans une sorte de maison miniature, se détache de la vie et commence son voyage vers le Puya. Le lendemain commence le jeun, au cour duquel la famille doit s'abstenir de manger le moindre grain de riz (rassurez vous, elle a le droit de se gaver de viande de buffle et de tuak: vin de palme).Au cours de ces trois jours, les gens seront de plus en plus nombreux à se retrouver autour de la famille.
Quelques mois plus tard a lieu une deuxième fête où est érigé le tautau, une statue à l'effigie du défunt. Les ossements nettoyés sont transportés dans un catafalque en forme de maison jusqu'à la falaise familiale et déposés dans une cavité creusée dans le roc.
Nous avons vécu une multitudes d'expériences dans cette région.
La première fut le combat de coq. Alors que nous arpentions les chemins autour de Rantepao (notre base pour découvrir les environs), nous observons, parmi les jeunes qui jouent au foot, les maisons en forme de bateau et les femmes qui discutent, un attroupement d'hommes. Par curiosité et en devinant ce qui se préparait, nous nous approchons. Là, un homme parlant anglais, nous convie à regarder le combat. Les coqs sont en général bien préparés, vitamines, peut être même amphétamines accompagnent un entraînement à l'agressivité. Pour le combat, on leurs accroche des lames coupantes aux pieds. Le spectacle (vraiment pas des plus réjouissants) n'aura pas duré longtemps. En 20 secondes, un des coqs meurt. Ce n'est pas celui pour lequel notre interlocuteur à parié, il se retourne, les larmes aux yeux en nous disant qu'il avait parié 1 500 000 roupies sur le perdant. Ca fait environ 100 euros (3 mois de salaire pour une cuisinière). Samuel (qui sera notre guide pour la cérémonie) nous raconte que certains vont jusqu'à perdre leur maison. Il nous dit aussi que les hommes peuvent perdent trois choses en pariant au combat de coq: leur coq, leur argent ainsi que leur femme. On comprend pourquoi cette pratique est officiellement interdite.
Cimetières Toraja
Nous faisons également une petite virée à pied pour relier trois villages: Lémo, Tilanga, Londa. Dans le premier village, à côté des habitations et des rizières, se trouve de grandes falaises dans lesquelles sont creusées des caveaux ainsi que des balcons occupés par les Tau Tau. Dans le deuxième, nous profitons d'une magnifique piscine naturelle et dans le troisième, nous visitons une grotte vraiment étonnante. En effet, elle sert de cimetière aux habitants, à l'intérieur, nous y voyons de vieux cercueils et même de nombreux crânes et ossements.
Cela peut vous paraître étonnant de nous imaginer allant fouiner dans les tombes, mais l'image qu'ont les gens d'ici des touristes est surprenante, ils nous voient comme des personnes très importantes, c'est un honneur pour eux que nous allions visiter leurs morts. On constate aussi que la disposition des crânes, cercueils et objets appartenant aux défunts sont particulièrement bien agencés. Peut-être que l'argent du tourisme peut permettre d'organiser des funérailles plus importantes. N'allez pas croire cependant qu'il y a beaucoup de tourisme dans cette région, ce n'est pas Bali, surtout depuis que toutes les compagnies aériennes conduisant à SulawesiSulawesie sont sur la liste noire. D'ailleurs, le nouveau guide du routard ne mentionne même plus l'île, nous sommes vraiment désolés pour toutes les remarquables personnes qui vivent ici du tourisme. Surtout que 75 % des touristes au pays Toraja sont français.




















































